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Écrivain public, quel beau métier !

Ecrire pour une entreprise ou un particulier, c'est tout un art. Mais, en cette Saint-Valentin, qu’y a-t-il de plus difficile que d’écrire une lettre d’amour pour quelqu’un que l’on ne connaît pas ? Si Cyrano me lisait, il répondrait sans doute : « Écrire une lettre d’amour pour quelqu’un qui rêve de la même personne que soi. »

Le principe est le suivant : coucher par écrit ce que le soupirant ressent pour sa belle, en utilisant ses propres mots. Il serait sans doute capable de lui dire ces mots, mais il ne se sent pas le courage ou les compétences de les écrire, ou tout simplement n’a pas le temps de trouver les tournures qui traduiront le mieux sa pensée. Par l’écrit, il espère bien que l’impact sera plus fort et plus durable.

À la façon de Maître Jourdain, qui découvre qu’écrire de la prose est naturel, notre soupirant qui souffre des maux de l’écriture, voudrait savoir dire à sa dame : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour… », plutôt que « D’amour mourir me font, belle marquise, vos beaux yeux… » ou toute autre combinaison de ces 10 mots.

Quelle formule magique, qui ne dénaturera pas la pensée de l’amoureux, fera fondre la dulcinée ?

C’est ici que l’écrivain public intervient, armé de son amour des mots et de sa compétence dans la matière littéraire. S’il est plutôt sollicité aujourd’hui pour des missions plus « académiques », il lui arrive encore de recueillir de jolies demandes d’amoureux angoissés : « S’il vous plait, aidez-moi, je ne m’en sors pas avec cette lettre d’amour. ».

En regardant s’éloigner l’homme et sa chère missive, on s’imagine le suivre pour découvrir quel est l’objet de cet amour, et si la fameuse lettre atteindra son but : obtenir les faveurs de la dame.

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